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Le lancement officiel du dispositif a eu lieu le 18 décembre à 17 h à l’Opéra Comique en présence de Franck Riester, ministre de la Culture, de Sophie Cluzel, secrétaire d’État auprès du Premier Ministre chargée des personnes handicapées, de Catherine Morhange, déléguée générale de Ciné-ma différence, de Jean-Yves Larrouturou et Olivier Mantei, président du Conseil d’Administration et directeur de l’Opéra Comique. Le dispositif Relax est parrainé par le pianiste Alexandre Tharaud.

Un dispositif inclusif

Imaginez que vous soyez privé de cinéma, de théâtre, de concert… C’est ce qui arrive aux personnes dont le handicap (autisme, polyhandicap, handicap mental, handicap psychique, maladie d’Alzheimer…) peut entraîner des comportements atypiques. Au premier comportement hors normes, les réactions et réflexions font rentrer chez elles les familles qui avaient osé se risquer au regard des autres.

Pour proposer à ces spectateurs l’accès au spectacle vivant en inclusion, l’association Ciné-ma différence a conçu un dispositif adapté, nommé Relax, expérimenté à l’Opéra Comique depuis 2018. Voué à se développer à l’échelle nationale avec son lancement officiel le 18 décembre, le dispositif inclusif Relax propose un environnement bienveillant et détendu où chacun peut profiter du spectacle et vivre ses émotions sans crainte.

L’association Ciné-ma différence, en collaboration avec l’Opéra Comique en tant qu’établissement-pilote, travaille à une charte et aux conditions de déploiement du dispositif Relax pour les salles de spectacle souhaitant s’engager dans cette démarche d’accessibilité universelle. L’Opéra Comique se fixe comme objectif, dans un délai de 2 ans, de proposer ce dispositif sur toutes les représentations programmées le dimanche.

Grâce à un accueil chaleureux par des bénévoles formés et à l’information claire de l’ensemble du public de la salle, personnes en situation de handicap ET personnes sans handicap peuvent partager ensemble le plaisir de la culture.

  • les spectateurs en situation de handicap peuvent exprimer leurs émotions par des mouvements, des paroles, des sons… sans déclencher regards furieux et remarques désagréables ; se familiariser à leur rythme avec les règles d’une salle de spectacle.
  • leur entourage peut partager un moment agréable en famille sans la « peur de déranger », ni la retraite humiliante au bout d’un quart d’heure.
  • les spectateurs non concernés par le handicap peuvent prendre conscience d’une exclusion ordinaire qu’ils ignorent,
    rencontrer des personnes en situation de handicap dans une activité culturelle.
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La MDPH de Paris