Un vote rendu plus accessible, quel que soit le handicap des électeurs

Il s’agit d’une première nationale qui prend en compte les personnes présentant un handicap mental ou psychique, un syndrome autistique, ou encore une déficience intellectuelle. Ces mesures leur permettent d’exercer plus facilement leur droit de vote, et ceci dès le mois de mai prochain pour les élections européennes.

Lors du Comité interministériel du handicap du 25 octobre 2018, le projet gouvernemental de mettre fin à la possibilité donnée au juge de priver un majeur sous tutelle de son droit de vote, a été annoncé. Le code électoral est désormais modifié. La Ville de Paris avait pourtant déjà décidé d’agir pour mieux accueillir, sans discrimination, tou·te·s les Parisien·ne·s titulaires de leur droit de vote pour les prochaines échéances électorales de mai 2019. Et ce dans le prolongement d’une démarche déjà amorcée. Lors des scrutins de 2017, en effet, déjà les 896 bureaux de vote de la Ville de Paris étaient rendus accessibles aux personnes à mobilité réduite et de petites cartes en braille avaient été apposées devant les piles de bulletins, pour permettre aux personnes aveugles et malvoyantes de les choisir en toute autonomie.

Les actions en faveur de l’accessibilité des élections

Un groupe de travail pour aller plus loin

Pour progresser en matière d’accessibilité aux élections des personnes présentant d’autres types de handicap, un groupe de travail piloté par la Ville de Paris a été créé au mois de septembre 2018. Ont été invités à y participer : Accès Culture, l’Association des Paralysés de France (APF France Handicap), l’Association de parents d’enfants inadaptés de Paris (APEI 75), l’Association Valentin Haüy, le CASIP COJASOR, le Centre de ressources Autisme Ile-de-France (CRAIF), la Fédération Étudiante pour une Dynamique Études et Emploi avec un Handicap (FEDEEH), la Fédération française de sport adapté (FFSA), la Fédération générale des retraités de la fonction publique (FGR-FP) Paris, la Fédération Syndicale Unitaire (FSU), Handéo, Les Papillons blancs de Paris, Nous Aussi, le Service d’Accompagnement à la Vie Sociale Didot Accompagnement, Siel Bleu, l’Union nationale de parents et amis des personnes handicapées mentales (UNAPEI), l’Union nationale pour l’insertion sociale du déficient auditif (UNISDA) et l’Union nationale des syndicats autonomes (UNSA).

Le dispositif issu de six mois de travaux menés en étroite collaboration avec le Conseil départemental de la citoyenneté et de l’autonomie (CDCA) de Paris enrichis par des témoignages notamment de personnes déficientes intellectuelles, a été présenté par Nicolas Nordman, adjoint à la maire de Paris chargé de toutes les questions relatives aux personnes en situation de handicap et à l’accessibilité, devant le Conseil national consultatif des personnes handicapées (CNCPH) le 13 mars dernier. Il y a été salué comme étant de nature à rendre les opérations de vote plus accessibles aux personnes en situation de handicap. Ce faisant, c’est aussi auprès des personnes gênées temporairement – par exemple dans l’usage de leurs mains – et des personnes âgées qu’il trouve une utilité.

Le vote un droit pour toutes et tous

 

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Vidéo LSF :

La MDPH de Paris